UNIVERSITÉ DU TEMPS LIBRE

6 rue de Taulignan - 84000 Avignon

Tél. 04 90 85 88 00

Histoire de l'art

1850 / 1950 - De Gustave Courbet à Nicolas de Staël

Chantal Duquéroux-Rozwens


Conférences avec vidéoprojection

A ce moment précis, de la moitié du XIXe siècle à celle du XXe, existe un formidable laboratoire où vont s’inventer et se croiser de nouvelles formes d’expressions menées dans un combat sévère et presque perpétuel avec l’Académie.

En effet, pour la première fois la liberté prise par les artistes va permettre l’arrivée de créations révolutionnaires. L’abondance et la diversité de ces recherches sont l’occasion d’aborder des rivages jamais atteints. Delacroix déjà, Manet, Degas... ouvrent des chemins que suivront bientôt les plus jeunes. Ces audaces amèneront à Paris collectionneurs et marchands qui vont modifier le rapport à l’œuvre d’art.

Et on ira plus loin. Monet puis Cézanne vont amener la forme presque jusqu’à sa négation, menaçant la Figuration traditionnelle au profit d’une autre expression de la réalité.

Les années 1910 vont voir la naissance de l’abstraction, et l’aube d’un art qui n’existe que « par le plus obscur travail de l’instinct et de la sensibilité. »

1850 / 1950 - De Gustave Courbet à Nicolas de Staël

Conférences avec vidéoprojection

les mardis de 9h30 à 11h30

 

3 sessions de 9 séances chacune

1ère session :
2ème session :
3ème session :

Début le 29.09.2026
Début le 15.01.2027
Début le 16.03.2027


Coût de chaque session : 180 € (2x90)


L’atteinte aux images religieuses au-delà de l’iconoclasme

Florence Larcher


Conférences avec vidéoprojection

L’atteinte aux images religieuses ne se résume pas aux grands épisodes d’iconoclasme de l’Empire byzantin (VIIIe-IXe siècles) ou de la Réforme (XVIe siècle). Elle peut aussi prendre la forme de transformations destinées à préserver ou à modifier les images.

Ces interventions relèvent de ce que, en 1838, Charles de Montalembert qualifiait de « vandalisme restaurateur » : entreprises pour sauver les images, elles en altèrent parfois si profondément l’apparence qu’elles s’apparentent à une forme de destruction.

Le cycle propose d’explorer ces pratiques à travers une série d’études de cas, du Moyen Âge à l’époque contemporaine. Chaque conférence prendra pour point de départ un geste – repeindre une Vierge à l’Enfant, enterrer une statue, démembrer un retable, profaner une hostie – afin d’explorer ce qu’il révèle des rapports entre les hommes, les images et le sacré.

L’atteinte aux images religieuses au-delà de l’iconoclasme

Conférences avec vidéoprojection

12 jeudis de 14h00 à 16h00

 

début le 01.10.2026

240 € (3x80)


Les ateliers des maîtres à Florence entre XVe et XVIe siècle

Jacopo Pasquali


Conférences avec vidéoprojection

L’atelier en tant que structure de base des activités des artistes a été l’objet d’une attention accrue ces dernières décennies, en se focalisant sur les situations réelles dans lesquelles les artistes travaillaient dans la Florence de la Renaissance.

L’image de l’artiste comme personnalité isolée dans l’effort de la création n’est désormais qu’un lointain souvenir qui appartient à l’Esthétisme du XIXe siècle. L’œuvre d’art garde toujours sa valeur éternelle, mais aujourd’hui nos intérêts se portent également sur la réalité complexe dans laquelle elle a été créée, sur les relations entre l’artiste et le commanditaire et entre l’artiste et ses élèves, sur les règles, les habitudes et les dynamiques qui animaient les ateliers, sans oublier le tortueux cheminement entre la conception intellectuelle et la réalisation finale de l’œuvre d’art.

Les ateliers, majeurs et mineurs, souvent polyvalents, pouvaient produire une importante variété d'artefacts différents : du grand retable enrichi de son cadre somptueux jusqu’au petit tableau destiné à la dévotion plus intime et privée d’un membre pieux d’une des nombreuses confréries, ainsi que des objets d’ameublement plus élégants.

Des échanges continus liaient les différents ateliers, qui se côtoyaient dans les mêmes quartiers, faisaient appel aux mêmes fournisseurs, et étaient sollicités par les mêmes institutions. De fait, certaines rues et places de la ville étaient accaparées par une foison d’ateliers d’artistes, dont les compétences se transmettaient de génération en génération.

La Florence entre le XVe et le XVIe siècle, et en particulier celle des années où les Médicis et Laurent le Magnifique gouvernèrent la ville, nous permettra de découvrir le fonctionnement fascinant de ces lieux de création.

Les ateliers des maîtres à Florence entre XVe et XVIe siècle

Conférences avec vidéoprojection

12 lundis de 14h00 à 16h00

 

début le 05.10.2026

240 € (3x80)


Les fonctions de l'art, une approche philosophique

Dominique Bernard Faivre


Conférences avec vidéoprojection

Nous aborderons, au fil de nos différents questionnements, les quatre domaines de la philosophie que constituent l’esthétique, mais aussi la morale, la science et le politique. L’expression d’une émotion esthétique pourra ainsi rendre compte d’une culture en un temps et un espace donnés, choisissant de dire le réel en tentant de le copier ou de s’en éloigner ostensiblement.

S’imposera la question du rapport entre esthétique et création artistique, soit entre ce qui relève du sentiment du beau, de sa perception et de son expression à travers les arts. Beauté et esthétique sont en effet liés, avec Kant notamment, pour qui celle-ci implique le « jugement du goût » comme « faculté de juger du beau », ou avec Hegel, pour qui elle est une « science du beau » . D’où cette fonction de dire le beau qui revient de droit à l’art !

L’art peut en outre contribuer à servir la morale et/ou le politique, aboutissant, le cas échéant, à des œuvres jugées scandaleuses par leurs commanditaires mêmes, ou encore à des bannissements au motif « d’art dégénéré ».

Nous nous pencherons également sur le lien inévitable entre art et science, initié notamment par le progrès dans la connaissance de l’anatomie humaine.

Les fonctions de l'art, une approche philosophique

Conférences avec vidéoprojection

12 jeudis de 10h00 à 12h00

 

début le 01.10.2026

240 € (3x80)


Vers la maniera moderna ? Byzance et la Renaissance

Florence Larcher


Conférences avec vidéoprojection

En 1550, dans les Vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes, Giorgio Vasari présente la maniera greca des icônes byzantines comme maladroite (goffa) et inférieure au naturalisme auquel tend la maniera moderna à partir de Cimabue et de Giotto.

Ce jugement de valeur révèle le florentinisme téléologique qui structure plus largement son récit de l’histoire de l’art. Afin d’en mesurer les limites, le cycle de conférences examine la réception des icônes byzantines en Italie entre le XIVe et le XVIe siècle. Il s’intéresse aux réseaux privilégiés de diffusion de ces peintures ainsi qu’aux réappropriations de leurs formes, de leurs fonctions et de leurs usages.

Chaque conférence fera ressortir des continuités invitant à nuancer l’opposition traditionnelle entre Orient et Occident, archaïsme et modernité. Au fond, la Renaissance italienne a-t-elle vraiment rompu avec Byzance ?

Vers la maniera moderna ? Byzance et la Renaissance

Conférences avec vidéoprojection

12 jeudis de 14h00 à 16h00

 

début le 21.01.2027

240 € (3x80)